Traversée de l’Arc Alpin

 » Ferant Alpes Laeticiam Cordibum » ( Les Alpes Apportent de la Joie au Coeur )

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Cima di Bô (2556 m)

98 jours de marches et 72400 mètres de dénivelé positif cumulé, auront été nécessaires pour venir à bout de cette traversée… Au-delà de ces chiffres, ce qui compte bien sûr c’est la joie : la joie de profiter aussi longtemps de la beauté des lieux, de cheminer, jour après jour, à travers les alpages, les forêts ou les sommets des Alpes.

Ce voyage reste marqué dans ma mémoire comme un des plus beaux – sinon le plus beau – de ceux que j’ai réalisés jusqu’à ce jour: la diversité des paysages traversés et le sentiment de liberté qu’apporte le fait d’être si longtemps en montagne n’a pas son pareil.

Les Alpes ont une grandeur et une beauté bien particulière: la faune et la flore y sont riches, les villages et habitats traditionnels y sont nombreux, variés et souvent bien conservés.

Parcourir les Alpes donne un sentiment de liberté.

Pouvoir y retourner est toujours un plaisir et un privilège.

Plusieurs possibilités s’offrent à celui qui souhaite traverser l’intégralité de la chaîne alpine, et notamment, la plus simple qui est de suivre l’une ou l’autre des ‘via alpina’ qui peuvent lui baliser le chemin. Un parcours idéal pourrait être, alors, de commencer en remontant le GR5 depuis Nice, puis de poursuivre à travers la Suisse et de cheminer ainsi jusqu’à Vienne. Suivre un chemin tout tracé et balisé offre bien des avantages. Cependant, pour cette grande traversée alpine, j’ai préféré inventer mon propre chemin, en commençant celui-ci à Finale Ligure et en achevant la boucle à Trieste. (Italie) 

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Le chemin suivi va de FINALE LIGURE (mer Méditerranée) à TRIESTE (mer Adriatique)

 

ÊTRE AU BON ENDROIT AU BON MOMENT

Le cheminement choisi se déroule principalement dans les Alpes Italiennes.

Dans celles-ci, les nombreux ‘bivacco’, ‘refugio’ ou cabanes ouvertes à tous, permettent souvent de trouver un hébergement commode et sûr pour la nuit. On se lève le matin, et on profite des premières heures du jour pour marcher à la fraîche. Le soir venu, on savoure tranquillement, les dernières heures du jour, qui peut-être sont les plus agréables et paisibles. Être au sommet d’une montagne, en toute sécurité, le soir ou le matin permet de profiter du coucher et du lever du soleil, probablement un des plus beaux spectacles que les montagnes ont à nous offrir…

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Depuis le bivouac, montée à la Cima Sassara (2894 m)

 

LE VOYAGE

MARS 

En réalisant ce premier parcours au début du printemps, je ne savais pas quelles seraient les conditions climatiques auxquelles je devrais faire face… Fidèle à mes idées, je n’avais pas emporté de matériel pour progresser dans la neige et je m’apprêtais à contourner les montagnes si besoin en était… cependant, une météo ensoleillée, ainsi qu’une neige dure et porteuse me permettront de monter sur les sommets et de jouir de moments merveilleux en montagne… Quel bonheur c’était de pouvoir monter si haut, de pouvoir atteindre ces sommets et de découvrir des panoramas exceptionnels sur toute la vallée du Pô, et les montagnes des Alpes Maritimes, dominées par la silhouette majestueuse du Mont-Viso (3841 m).

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Cheminement dans des montagnes baignées de lumière

 

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La neige dure me permet de monter en altitude – Testa di Garitta Nuova (2385m)

 

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Vue sur le Mont-Viso (3841 m) depuis la Testa di Garitta Nuova (2385 m)

 

Pour cette partie du voyage, j’emporte avec moi une tente légère car à cette période de l’année, les hébergements ne sont pas faciles à trouver: il n’y a presque personne qui marche en montagne et je me retrouve souvent seul à savourer des après-midi dans les forêts délicieuses. Le soir venu, j’installe ma tente sur les hauteurs.

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Sommet de l’Alpe (1796 m) – une zone désherbée me permet de planter la tente

MAI

Cette deuxième partie du voyage débute au mois de mai. On est maintenant au coeur du printemps mais les conditions de neige en montagne sont bien plus mauvaises que précédemment. Je me retrouve à « ramer » dans une neige profonde et molle qui ne permet pas de progresser facilement… De nombreuses coulées, des crevasses qui se forment aux abords des ruisseaux, n’encouragent en effet pas la progression vers les sommets ; aussi, je serai obligé à plusieurs reprises de revenir sur mes pas et de contourner les montagnes en passant par la vallée…

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Le mois de mai est encore bien enneigé et ne permet pas de passer par les sommets en toute sécurité (au pied de la Colma di Mombarone – 2371 m).

 

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Le chemin n’est pas aisé à suivre…

 

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Un cairn marque le passage – Cima Vallone (2135 m)

JUIN-JUILLET-AOÛT

Avec l’été, me voici dans le vif du sujet: les cols déneigés, l’éclosion des fleurs, la montée en alpage du bétail… Tout est une invitation à monter vers les sommets, à parcourir les chemins, à avancer, encore et encore.

DEPUIS LES SOMMETS

Qu’y a-t-il de plus réjouissant que de passer des heures entières sur le sommet d’une montagne?… De contempler de là-haut la course des nuages dans le ciel?… De rester immobile et de surprendre – peut-être – le passage de l’un ou l’autre animal sauvage?…

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Depuis le Pizzo Tre Signori (2554 m)

 

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Sur la Cima Vezzana (3192 m)

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Parcours de crêtes dans les dolomites (Cima Paradisio – 2858 m)

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Cima Rocca (2831 m), vue sur les Dolomiti di Brenta (3150 m)

 

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En arrivant au sommet de l’Antelao (3264m)

Sur L’ANTELAO (3264 m)

Cette montagne qui se dresse au coeur des Dolomites constitue un des points forts de ce périple. Il n’en est pas le point le plus élevé, mais un des plus beaux. J’arrive au sommet vers midi, le temps s’écoule et je profite de toute une palette de couleurs différentes et variées au fur et à mesure du jour qui progresse et des lumières qui changent… Vers 16h, l’inclinaison du soleil commence à mieux dessiner les reliefs, l’ambiance devient plus douce, et pourtant la plupart des randonneurs ont déjà quitté le lieu pour redescendre dans la vallée. Un bivouac permet pourtant de passer la nuit en toute sécurité à proximité du sommet, et d’assister ainsi au coucher et au lever du soleil.

Midi sonne en montagne, il n’y a pas d’ombre, et les reliefs semblent écrasés par la lumière verticale du soleil.

Version 2

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Les lumières changent au cours de la journée

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Lumière magique dans l’après-midi

 

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Ombre du soir / ombre du matin

Comme le soir arrive, les reliefs se dessinent de mieux en mieux, les ombres s’étirent et le sommet sur lequel je me trouve forme une pyramide parfaite, qui bientôt se fondra dans la nuit.

La lumière du soir est la plus douce et la plus suave que l’on peut rencontrer ; la journée accomplie, on savoure avec paix, ces instants de tranquillité sereine…

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Soir
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Matin

 

VUE SUR LES SOMMETS

 

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Adamello (3554 m)

 

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Monte Pelmo (3168 m)

 

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Adamello (3554 m)

 

Il mio BIVACCO

 

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Bivacco « Piero Cosi » (3111 m) – au pied de l’Antelao

 

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Bivacco amici della montagna – cima Lago Scuro (3166 m)

 

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Bivacco Frattini (2125 m)

 

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Cima di Bo (2556 m), le bivacco Antoniotti est ouvert à tous

 

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ROCCIAMELONE (3538 m) – le bivouac le plus élevé du parcours, accessible par la marche (sans matériels d’alpinisme).

 

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Bivacco à Cima d’Asta (2847 m), autre bivouac situé sur le sommet d’une montagne.

LEVER/COUCHER DE SOLEIL

 

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L’attente

 

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Depuis l’Antelao (3264 m)

 

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Instant magique depuis le refugio FALC (2120 m.)

Dans le Brouillard

Quand le brouillard se lève et recouvre la montagne, il la plonge dans une une ambiance mystérieuse et secrète.

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Cet arbuste a été arraché de sa place initiale par une coulée de neige

 

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Méditation

 

Version 3
Contemplation

 

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Cheminement

 

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Paysage chinois

 

 

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Le bivouac Margherita Bedin (2210 m) se prépare pour la nuit

 

VILLAGES

 

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Les alentours de Sauris di Sopra – Frioul-Vénétie julienne

 

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Vrù – Piémont

 

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Maletto (1335 m) – Val d’Aoste

 

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Battifollo (846 m) – dans le Piémont, au loin, le Mont-Viso

 

FAUNE

Chamois, bouquetins, et marmottes égayent les paysages de moyenne montagne, pendant que les chocards ou les rapaces survolent le ciel et que plus bas, dans les forêts, les chevreuils, biches ou sangliers gambadent librement.

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Petit chamois

 

 

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Chamois en montant au Pizzo Tre Signori (2554 m)

 

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Dessin au crayon HB de ce chamois… (5×7 cm)

 

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Au Bivacco Frattini (2125 m), je reçois la visite d’un vieux bouquetin

 

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Chèvres sur le Pizzo Marona (2051 m)

FLORE

Les fleurs sont l’émerveillement même, leurs formes et leurs couleurs sont un régal pour les yeux. Je chemine en leur compagnie comme entouré de nombreuses princesses, dont je tombe amoureux bien souvent.

Symbole de la flore alpine, l’Edelweiss, ou étoile d’argent, ne se rencontre que dans des zones bien localisées, réparties de manières inégales,  principalement sur des terrains calcaires.

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Edelweiss
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Grande astrance
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Lis de Saint-Bruno

 

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Drave faux aizoon
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Benoîte rampante
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Doronic à grandes fleurs
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Hépatique noble
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Casque de Jupiter
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Jardin zen

 

ARRIVÉE À TRIESTE

Comme souvent, la mer ou l’océan marque la fin de mes voyages ; ici, avec la marche, il n’y a pas moyen de continuer plus loin. C’est en m’approchant de ces étendues d’eau, que l’émotion de la fin du voyage apparaît, en me remémorant, tous les pas, tous les efforts consentis pour y arriver.

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Mer adriatique, coucher de soleil – fin du voyage

 

EPILOGUE

Je me sens chanceux d’avoir pu parcourir ces montagnes toute une saison durant, de les avoir côtoyées ainsi jour et nuit, et de m’en être approché au plus près.

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Au pied des sommets de l’Adamello

En survolant les Alpes sur le trajet du retour, je me rends compte à quel point le parcours suivi est modeste et à quel point les vallées à découvrir sont encore nombreuses. Cependant, ce qui compte plus que cela, c’est l’émerveillement : l’émerveillement ressenti devant la grandeur et la beauté des paysages. C’est surtout cela qui donne un sens au voyage.

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